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Altération, érosion et submersion

  • Identification et étude des risques d’érosion côtière et de submersion.
  • Analyse des réponses physiques et sociétales à ces risques
  • Prévention et durabilité des matériaux exposés
  • Restauration du trait de côte

Dans un contexte global d’augmentation rapide de la population mondiale et de concentration de cette population sur les zones côtières et dans les plaines alluviales, les risques et aléas côtiers et fluviaux deviennent une problématique clé pour une gestion durable des littoraux et des bassins versants.

Deux types de risques peuvent schématiquement être identifiés, dont les conséquences sont une diminution de l’espace disponible sur les littoraux et à proximité des fleuves et rivières : l’érosion et la submersion (marine et fluviale).
L’érosion côtière touche à la fois les côtes rocheuses et les côtes sédimentaires dominées par la houle ou les côtes mixtes dominées par la houle et la marée. Dans la région Poitou-Charentes, les côtes sédimentaires peuvent atteindre des records avec localement des reculs de 20 voire 30 m/an. Les causes de ces reculs côtiers sont multiples (augmentation du niveau marin, diminution des apports sédimentaires fluviatiles, augmentation de la taille des vagues) mais leurs parts relatives mal connues. Dans les domaines continentaux, les bassins versants sont également très affectés par les processus d’érosion et de submersion ; les stockages et déstockages sédimentaires sont liés à l’histoire des crues et des chasses affectant les parties hautes des fleuves. En France, des mesures par marégraphie obtenues depuis 300 ans environ à Brest, montrent une accélération de l’augmentation du niveau marin qui est attribuée au réchauffement climatique. Sur des périodes de temps courtes (quelques heures) il existe de variations du niveau marin liées aux tempêtes (surcotes) dont les amplitudes peuvent être très importantes (plusieurs mètres) et entraîner des dégâts considérables. De tels évènements ont touché par 2 fois dans un passé proche les côtes atlantiques en particulier dans la région Poitou-Charentes (tempêtes Martin le 26 décembre 1999, et Xynthia le 26 février 2010) avec des dégâts estimés à plusieurs milliards d’euros.
Les risques d’érosion côtière et de submersion marine se combinent souvent. En effet, le recul du trait de côte et la destruction associée des systèmes dunaires protecteurs ont pour effet d’aggraver les phénomènes de submersion marine. Inversement, sur les côtes basses, les phénomènes de submersion peuvent contribuer à la perte définitive de sédiments vers les zones intérieures, et par là même, à la réduction des volumes disponibles pour les systèmes côtiers.
Dans un contexte de réchauffement climatique, ces risques d’érosion et de submersion marine sont susceptibles de croître. En effet le réchauffement climatique entraîne une élévation eustatique du niveau marin qui peut, dans certaines conditions, aggraver l’érosion des côtes et exacerber ou créer des phénomènes de submersion.

Dans une approche prédictive de ces risques d’érosion et de submersion, il est indispensable de disposer d’une profondeur historique apportée de façon complémentaire par les archives historiques et sédimentaires, et d’une approche sociétale qui évalue les risques. Le risque est composé de deux composantes majeures, l’aléa et la vulnérabilité, qui relèvent de champs scientifiques disciplinaires différents et méritent par conséquent d’être traités de manière transdisciplinaire. C’est ce qui justifie des collaborations scientifiques, principalement entre la Géophysique (aléas), la Géographie (mesure des impacts des morphologiques des forçages météo-marins, analyse des réponses sociétales) et de l’Histoire (reconstruction des aléas et des réponses sociétales du passé).

En outre, cet axe de recherche s’intéresse aux processus d’altération, de dégradation des matériaux et des structures. Il comprend les éventuelles interactions avec les organismes qui conduisent aux processus de biocorrosion. Ces recherches sont organisées en actions de recherche qui ont permis de fédérer les compétences de chimistes, microbiologistes, physiciens et mécaniciens sur les problématiques de la diffusion d’espèces chimiques dans les matériaux et de la synergie entre la physico-chimie du fer en milieu marin et le métabolisme des BSR.
Ces recherches concernent les matériaux métalliques immergés et les objets archéologiques ferreux enterrés.

Contact

Responsable Axe : Philippe Refait - LaSIE (Université de La Rochelle) - Courriel : philippe.refait@univ-lr.fr pour la partie « érosion »
Suppléant : Eric Chaumillon - LIENSs (Université de La Rochelle) - Courriel : eric.chaumillon@univ-lr.fr pour la partie « submersion »